Hollan
Numéro 100-101 / SOMMAIRE


Un grand merci
Nous préparions le numéro un d’Arpa et je me rappelle notre ami Pierre Delisle, tout nouveau président de l’association, disant comme on touche du bois : « Si on arrive au numéro 10, ce sera déjà bien. » Et nous voici, 35 ans plus tard, à notre numéro 100-101 !
Pas question de triomphalisme, tout ce que nous projetions alors reste toujours à faire : connaître, rencontrer, faire connaître. Ce n’est jamais fini. Partager la poésie avec des poètes qui écrivent ou n’écrivent pas mais ont compris le caractère indispensable, comme la circulation du sang, de cet échange de cela qui a à voir avec la grâce, avec l’âme de l’humanité, avec l’humanité tout court, avec l’indicible en tout cas.
Partager avec tous les publics, tous les âges. Les écoliers, les lycéens, les étudiants. Avec tous ceux, connus et inconnus, Français ou étrangers, mais sont-ils étrangers ceux qui ouvrent les pages d’une revue de poésie, chez eux ou dans une bibliothèque, tout près d’ici ou à l’autre bout du monde ? Jamais peut-être la poésie n’a été aussi nécessaire, comme un courant d’air, comme un air de liberté et de fraternité à respirer au-dessus du conditionnement des esprits, du formatage de la pensée, de l’uniformisation de la culture. Partager comme on ouvre sa porte.
Tant de rencontres depuis 35 ans, et la gratitude plutôt que la satisfaction. Mille fois merci à tous les lecteurs qui ont soutenu, aidé, aimé Arpa. Sans jamais oublier ceux qui ont disparu, mais restent vivants dans nos pages. Presque 10 000 pages de poèmes, d’articles, de comptes rendus de lectures, de dessins, de gravures, de photographies dont on entend le murmure des mots et des silences quand on feuillette la revue.
Une belle anthologie de 35 ans de poésie mais aussi un laboratoire, comme disait Robert Sabatier, l’un des premiers à nous encourager. Merci encore à tous ceux dont la confiance et l’amitié nous ont permis de durer. Merci également à la DRAC Auvergne et à la Ville de Clermont qui ont compris l’importance du projet et le soutiennent depuis le début.
Et maintenant ? On continue.

Jean-Pierre Farines



Poèmes et proses : François Cheng • Guillevic • Pierre Oster • António Ramos Rosa (traduit par Filipe Jairo) • Jude Stéfan • Pierre Chappuis • Jean-Pierre Lemaire • Claude de Burine • Guy Goffette • Pierre Dhainaut • Gaspard Hons • William Cliff • Georges Bonnet • Olga Votsi (traduite par Bernard Grasset) • Gilles Baudry • Cédric Demangeot • Jacques Réda • Pierre Delisle • Yuan Hongdao • Vénus Khoury-Ghata • Christian Hubin • Jean-Yves Masson • Michel Sauret • Claudine Helft • Adam Fethi (traduit par Aymen Hacen) • Pierre-Alain Tâche • Max de Carvalho • Albert Fleury • Gaston Puel • Gérard Titus-Carmel • Jean-Pierre Vallotton • Francis Harvey (traduit par Emmanuel Malherbet) • Christian Moncelet • David Renoux • Franck Castagné • Jean-Pierre Jossua • Yves Leclair • Bengt Erasmie (traduit par l’auteur) • Jacques Tornay • Claude Tuduri • Françoise Boussard • Pascal Commère • Christiane Keller • Casimir Prat • Markus Hediger • José Bergamin (traduit par Yves Roullière) • Pierre Maubé • Didier Senegas • Jean-Pierre Farines • Colette Minois • Gérard Bocholier • Antoine Emaz.

Chronique et lectures : Max Alhau • Mireille Fargier-Caruso • Yves Humann • Colette Minois • Gérard Bocholier.

Gravures et notes de travail : Alexandre Hollan.

Fabienne Yvetot
Gérard Titus-Carmel (photos Michel Nguyen.)
Numéro 93 : Éclairs et fragments